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Culturation!

Mercredi 29 avril 2009

PANEM ET CIRCENSES (du pain et des jeux), voilà ce que préconisait JC (non pas lui, l’autre), pour oublier les réalités. En ces temps de crise ou d’épidémie imminente,  et ce site vous ayant permis d’être repus maintes fois, il fallait bien que quelqu’un vous guide pour vous divertir un peu. Voici donc mes critiques très subjectives pour des pièces vues récemment.

 

 

 

 

Il y a des éléments tellement devenus part de votre quotidien, comme la tour Eiffel à Paris, la mer en Corse (ah la Corse…), votre femme parfois, qu’il faut s’y reprendre à deux fois pour les remarquer. C’est le cas de l’affiche de « J’aime beaucoup ce que vous faites » qui orne les murs du métro depuis maintenant des années.

Voyant le compteur s’égrener (déjà la 1800ème), et en quête d’une bonne pièce, je me suis donc rendu récemment à la comédie Caumartin, sûr de mon choix :un tel succès ne pouvait être que mérité. La déception fut au rendez-vous. Je passe rapidement sur le théâtre qui aurait grand besoin de rénovation, là n’est pas le plus important.



   

D’abord le pitch : un couple habitant loin de Paris, lui écrivain raté, elle je ne sais plus trop, s’apprête à recevoir un couple d’amis de Paris, lui a réussi dans l’édition, elle est jolie, blonde et évidemment archi bête. Au cours du trajet en voiture, leur téléphone s’active sans qu’ils s’en aperçoivent, dévoilant à leurs hôtes tout le mal qu’ils pensent d’eux. : la soirée qui suit s’annonce donc très animée.


J’ai trouvé ça globalement mal joué, mais bon au bout de la 1800ème cela doit être la 4ème ou 5ème distribution. Le décor est laid et la mise en scène sans énergie ni interactions entre les comédiens.  De plus les personnages sont sans grande consistance : à part la blonde bête (et irrésistible, c’est elle que tout le monde retient en sortant de la pièce), difficile de décrire la personnalité ou le caractère des autres, ce qui est preuve d’un manque de profondeur.  Au niveau de l’écriture, ce n’est pas non plus inoubliable, la phrase la plus drôle de la pièce étant « Ne bougez plus, ou j’avale cette éponge » (le pire c’est que  dans le contexte c’est vraiment drôle). Le niveau dans l’ensemble est représenté par cette citation : La blonde : « Depuis que je me suis fait refaire les seins, je suis re-née »… « Ah bon tu as changé de prénom ?? » Tougoudoug-tchiiii.


J’ai remarqué que ces derniers temps j’ai tendance à me transformer en un mélange de Zemmour et de Nolleau en ce qui concerne mes critiques de films, de théâtre ou de livre. Mon avis est peut être sévère. Et puis honnêtement, tout n’est pas si noir, on passe quand même globalement une bonne soirée, on sourit beaucoup mais pas d’éclat de rire. Je pense que la déception est à hauteur de l’attente, et que je ne serai pas si sévère avec une pièce moins connue. Et justement…

 







Je suis allé voir peu de temps après au théâtre du Temple, une pièce intitulée « la bombe ». La pièce se déroulant un été en Corse, et le lever de rideau se faisant au son d’une version polyphonique d’ « une souris verte », je craignais le pire sur les préjugés. Rien de tout ça, la Corse n’est en fait jamais véritablement évoquée dans les dialogues.




Le pitch : un couple (avec enfants) marié depuis plusieurs années, se retrouve en vacances en Corse, en compagnie du pote du mari, un tantinet branleur. Pour redonner un nouvel élan à leur couple, ils décident d’engager une baby-sitter anglaise, qui s’avère être une vraie bombe, anatomiquement parlant d’abord, mais elle possède aussi un secret.

Toute la pièce repose sur la drague lourde et pataude du pote et du mari lui même, (dans un anglais souvent approximatif) et sur la jalousie de la femme hystérico-dépressive.


Là non plus, pas une pièce inoubliable, et la révélation finale se devine au bout de dix minutes. Mais c’est sans prétention, et on passe un agréable moment.  En faisant des recherches pour cet article (oui on est des pros sur PPEA), j’ai eu la surprise de découvrir que c’était le même auteur que…. « J’aime beaucoup ce que vous faites » !! Et ça se sent. Elle a même joué (c’est une femme) le rôle de l’épouse au début dans la pièce.

Pour les mâââles, la bombe en est vraiment une, et ses différentes tenues, maillots et mini shorts vous réjouirons.


Globalement le niveau est peut être légèrement en dessous de « J’aime beaucoup ce que vous faites » mais le rapport Qualité/Prix est je pense meilleur (pour « La Bombe » vous pouvez trouver sur les sites spécialisés des places à 15€, pour l’autre pièce ce sera aux alentours de 25€).

Le Théâtre du Temple (état impeccable, et programmation riche et alléchante) est au milieu du 11ème, proche de République, et pourrai vous permettre d’enchaîner une soirée sympa.





 

La troisième pièce à laquelle j’ai assisté récemment est « César, Fanny, Marius », d’après la trilogie de Pagnol, mise en scène par Francis Huster au théatre Antoine.

Alors là, la distribution est pléthorique, il y a de la tête connue et du talent

-         Hafsia Herzi, césarisée en 2008 meilleur espoir pour  « la graine et le mulet », joue le rôle de Fanny.

-         Eric Laugérias, héros de feu la géniale série de Canal « Blague à part » (et voix des pubs intermarchés à la radio), joue le rôle de Monsieur Brun.

-         Escartefigue est joué par un gars que j’ai déjà vu mille fois mais je sais pas où (sûrement des pubs et/ou « Plus belle la vie » J )

-         Jacques Weber, dont le rôle le plus connu est évidemment celui des pubs Danacol (je plaisante), est génial et touchant en César

-         Francis Huster, qui est connu mais personne est capable de dire grâce à quoi, est à la fois metteur en scène et M. Panis.

-         Honorine (mère de Fanny) est jouée par Charlotte Kady.


Inutile de présenter l’œuvre, à laquelle vous avez forcément assisté dans votre jeunesse lors de longues soirées d’hiver sur France 3, ou lue au collège.

 




Par où commencer ? Tout est globalement réussi il faut le dire.

Les décors sont très beaux, l’intérieur du bar dans le premier acte, puis sur la terrasse qui donne sur les quais dans le deuxième acte (la pièce dure trois heures).

Les lumières aussi sont très travaillées, une des scènes du deuxième acte se passe au coucher du soleil, avec une lumière qui décline à mesure que l’ambiance monte et le tragique se met en place : splendide.

En ce qui concerne le jeu des acteurs, mention spéciale à Fanny, qui est celle qui m’a le plus touché. Ce sont ses envolées et ses longues interventions larmes dans la voix qui nous font véritablement ressentir le tragique de la situation. Impossible de passer sous silence l’immense prestation de Jacques Weber, tout à fait touchant et juste. Dans les critiques sur Internet j’ai vu qu’il était de bon ton de critiquer Huster, que je trouve loin d’être mauvais. Certes il ne prend pas l’accent marseillais, mais je trouve que c’est préférable à une caricature.

Je trouve les autres en dessous d’eux, notamment Laugérias, mais sa voix si particulière y fait sûrement beaucoup. Le moins bon est le fils de Weber (qui a dit piston ?) qui joue le rôle de Marius, et qui parle un peu comme un robot (ou un crétin). Alors c’est peut être le rôle qui veut ça, mes souvenirs de l’œuvre originale remontent à bien longtemps.

 

Ce qui est aussi agréable c’est d’assister à une vraie pièce de théâtre, avec un décor fouillé et des figurants (oui oui !) que l’on se plait à observer du coin de l’œil. Dans une des scènes où elle est cachée, et ou son destin se joue par une discussion entre César et Panis, Fanny est en pleurs pendant une demie heure !... Ahurissant.

 

Le théâtre est beau et confortable et correspond exactement à l’image d’Epinal qu’on se fait d’un théâtre parisien, avec des petits balcons-loges etc….

L’histoire en elle-même est un classique passionnant, mais l’humour lui a mal vieilli je trouve.

 

Le bilan est donc globalement très positif. On a un peu de mal à rentrer dedans au début, et ensuite tout passe très vite. La preuve est qu’au bout des 3h, j’ai été très surpris par la tombée du rideau, je pensais avoir encore 45mn à voir. Car oui, le hic majeur c’est que la trilogie n’est pas entièrement représentée.

 

Je ne vous promets pas non plus le grand soir, et la pièce de votre vie. Mais vous pouvez y courir les yeux fermés ! (Courrez vite ça se termine très bientôt, sous réserve de prolongation et de retour sur Paris après tournée).

Le prix moyen des places est assez élevé (second hic), aux alentours de 30€.

 

Bien à vous et bon théâtre

 

JF

Par petitparisentreamis
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Mardi 16 décembre 2008

Franck Dubosc est devenu aujourd’hui le symbole même de l’humour franchouillard et populaire. Pourtant…

 

A la fin des années 90, montait sur scène un comique dont on ne connaissait que le visage. « Franck Dubosc ? » « Mais ouiiiiii le gars aux yeux bleus qui est sur les petites annonces d’Elie ».

Suite à plusieurs critiques positives, j’achetais donc ce spectacle enregistré au théâtre de dix heures en VHS (oui oui à l’époque c’était encore l’usage), cassette que j’userai jusqu’à la corde, au propre et au figuré. C’était l’époque où mes pauses ne duraient qu’un quart d’heure au mieux, l’époque chérie de la math Spé, et ces petits passages du spectacle que je connaissais désormais par cœur était (avec le Burger Quizz, rendez-vous immanquable) un petit rayon de soleil.

 

Le spectacle intitulé « Je vous ai pas raconté ?... »  qui racontait les aventures d’un homme faux-modeste et vrai-mytho, était absolument irrésistible. Avec les sketchs hilarants de El Thyrannos, Sandy ou le rencard 20 ans plus tard avec l’amour d’adolescence (Sophie Boustier pour ne pas la citer).

A la fois le ton, le texte et l’interactivité avec le public, tout était novateur et réussi.

 

Un coup de projecteur (mérité) est venu suite à ce spectacle,  et Dusbosc a rejoué jusqu’à l’écoeurement (du moins le mien) ces sketchs pendant encore au moins 2 ans.

Il ressortira même le spectacle en vidéo, enregistré dans une plus grande salle, avec des sketchs aussi gonflants qu’ El Thyrannos, Sandy ou le rencard 20 ans plus tard avec l’amour d’adolescence. Toute la spontanéité était perdue, et toute la chaleur de la petite salle.

 

Entre temps, il sortit quand même une série de sketchs en plein air « pour toi public »,  dont certains étaient très réussis comme le « campeur » ou le « beauf » (et ses enfants Steevy et Loana) mais leur sur-diffusion fit perdre encore une fois tout ou partie de leur saveur.

 

Et Dusbosc de devenir le bon client, la machine à vannes que l’on invite pour faire rire dans les émissions aussi pitoyables que celles d’Arthur ou Cauet, ou mêmes celles plus réussies comme « Tout le monde en parle » (voire culte pour la dernière nommée).  C’est la même trajectoire qu’avait suivi avant lui son pote Elie Semoun, et que semble suivre aussi désormais Gad Elmaleh, vu la qualité très moyenne de son dernier spectacle (on va bientôt bouffer du Gad avec la sortie de son film « Coco »).

 

FD ne changeait donc pas de disque, ni de personnage, il faut dire que sa tentative de rôle un poil plus sérieux dans "Au secours j’ai 30 ans"  fut un véritable échec.

Et puis pourquoi changer ? L’énorme succès de Camping vint le conforter. Il joua aussi dans Iznogoud, Astérix aux jeux Olympiques et « son » deuxième film Disco qui eut cette fois moins de succès (début d’usure ?). Bref que du lourd !

 

Et la scène dans tout ça ? Un deuxième spectacle intitulé « Romantique » fut beaucoup moins réussi que le premier, les meilleurs passages résidant dans la montée de certaines personnes du public sur scène et les vannes qu’il leur envoyait, preuve de la pauvreté du contenu.

 

L’ironie du sort est que Dubosc est devenu aux yeux de beaucoup, les personnages qu’il s’acharnait à caricaturer : à la fois beauf et vieux beau.

 

C’est ainsi qu’empreint de cette nostalgie du premier spectacle et de lassitude du personnage que je me suis rendu au palais des sports jeudi dernier pour voir son nouveau spectacle intitulé « Il était une fois… Franck Dubosc»

Le principe du spectacle est comme son nom l’indique une série de sketchs racontant l’histoire de sa vie.

 



Avait-il changé, allait-il surprendre ? C’est ce que j’espérais en rentrant dans la salle. Juste le temps de subir la première partie en la personne de Cristina Marocco, ressortie du formol depuis son duo avec Marc Lavoine.

 

La réponse à mes interrogations vint vite… NAAAN.

 

Après une entrée en scène réussie, le même disque était resservi, d’abord par un long passage sur sa petite enfance pas des plus passionnants et pas des plus drôles.

Puis vint la scène en boite (ses 14 ans, période DISCO, ça vous rappelle rien ? si si son film sorti il y a quelques mois),  et il fit monter quatre personnes du public. Alors que je commençais à me dire qu’il se foutait de nous avec un mélange de tout ce qu’il avait déjà fait, il pris les devant en disant « Hého on est pas dans Romantique, c’est qui ces ringards qui montent sur scène ? ».

Et là le spectacle a basculé et fut beaucoup plus réussi. Le passage en boite avec les 4 personnes du public était absolument hilarant, et l’hyperactivité de FD ne s’arrêta jamais jusqu’à la fin du spectacle. Avec plus ou moins de finesse et de drôlerie, mais globalement la mayonnaise a pris. On aura droit ainsi au récit de sa « première fois », à ses vacances à Mikonos, à la visite de son premier appart…Evidemment le constat du début n’a pas changé, c’est toujours du Dubosc, mais en quand même beaucoup plus réussi que son deuxième spectacle (on est tout de même très loin du premier, l’effet de surprise, définitivement plus là, y étant sûrement pour beaucoup)

 

Alors faut-il y aller ? Je vais faire une réponse à faire pâlir d’envie un dirigeant du MODEM : ça dépend !...

Si vous l’adorez, foncez, vous y retrouverez tout ce que vous aimez chez lui.

Si vous le détestez, restez chez vous pour les mêmes raisons, il n’a pas vraiment changé voire vraiment pas.

Si comme moi vous êtes entre les deux, allez y si on vous propose d’y aller, ou si vous avez absolument envie de voir un one man show et que rien ne vous tente sur ticketac.com. Sinon vous pouvez toujours vous tourner vers son premier spectacle, que je dois toujours avoir dans un coin de mon disque dur, avis aux amateurs…

Le prix des billets n’est pas donné d’ailleurs, entre 30 et 65 euros.

 

 

Le spectacle se termine par Franck à 84 ans, qui fait le bilan sur sa vie, avec un hommage appuyé au public qui l’a fait roi. Ce n’est pas franchement très original comme concept, mais ça a l’immense avantage d’être profondément sincère, l’émotion n’étant pas feinte. Cette lucidité et cet aveu de son coté fabriqué, cette émotion visible, et sa sortie sur une musique mélancolique de James Blunt (qui a dit « pléonasme ? », et il (elle) a bien raison sauf que moi j’aime bien James Blunt, na !), font qu’on ressort à la fois avec une impression bizarre et un attachement décuplé pour lui.

 

Cela me poussera sûrement à voir son prochain spectacle, bien joué Francky !.... A moins que d’ici là, Disco 2, Camping 2, Pour toi public 12, les annonces d’Elie 36 et leur promo associée, me détache définitivement de lui.

 

JF

 

Au palais des Sports jusqu'au 4 janvier, avant une longue tournée en province qui le fera surement repasser par la capitale
Points de vente habituels

Par petitparisentreamis
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Mardi 9 décembre 2008
Pour faire un peu dans la culturation, je vais parler opéra !! Je suis allée dimanche voir La flute enchantée de Mozart dont les airs les plus connus sont ceux de la reine de la nuit et de papageno. Je vais commencer par les déceptions mais ne vous inquiétez pas : j'ai aimé !

1. C'était pas à Garnier mais à Bastille et y'a pas à dire mais c'est pas le vrai opéra avec les fauteuils rouges et or, les fresques et les gravures ! Bastille c'est une espèce de construction futuriste moitié bibliothèque moitié bateau toute noire, bois et argent. Bon c'était pas ma première fois à Bastille mais je ne m'habitue pas : je préfère Garnier !

2. C'était une mise en scène complètement moderne et décalée mais ça c'est aussi un point positif !

3. Les voix manquaient souvent de puissance (et là vous croyez que je m'y connais et que je suis une pro de l'opéra !! lol).

Maintenant les points positifs :

1. C'était une mise en scène moderne déjantée style jeux vidéos ! Surprenant et original ! Déjà on arrive dans la salle il y a des énormes matelas gonflables blancs sur la scène. Quand le spectacle commence il y a marqué press play to start, press pause quand arrive l'heure de l'entracte, et game over à la fin du spectacle !! Des jeux de lumière, des écritures qui défilent sur les murs, les chanteurs qui s'amusent dans un tas de boules, des déguisements bizarres (lumières clignotantes sur les seins des filles..), tout y est !! C'est plus moderne c'est néo-moderne ! lol

2. Quand même ça reste la flute enchantée avec ses airs connus et ça reste facile d'accès !

Bon j'avoue on m'a payé la place mais j'ai aussi déjà payé 20 euros pour une place d'opéra avec un pass jeunes donc ne soyez pas rebutés par le prix des places !
En bref, je conseille et pour vous mettre dans l'ambiance une piqure de rappel : l'air de la reine de la nuit et celui de papageno (dans des mises en scènes différentes mais bon ça reste les mêmes airs !).





AP

La Flute enchantée
Opéra Bastille
Livret d'Emanuel Schikaneder
Durée du spectacle 2h15 + entracte 30 minutes
Jusqu'au 23 décembre
Par petitparisentreamis
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Lundi 8 décembre 2008

« Non, Caligula n'est pas mort. Il est là, et là. Il est en chacun de vous. Si le pouvoir vous était donné, si vous aviez du cœur, si vous aimiez la vie, vous le verriez se déchaîner, ce monstre ou cet ange que vous portez en vous. Notre époque meurt d'avoir cru aux valeurs et que les choses pouvaient être belles et cesser d'être absurdes. Adieu, je rentre dans l'histoire où me tiennent enfermé depuis si longtemps ceux qui craignent de trop aimer. » (A. Camus)

Une fois n'est pas coutume, je vais faire la pub pour une pièce de mon école : Caligula de Camus, qui se jouera du 10 décembre au 9 janvier au Théâtre du Petit Saint-Martin, dans le 10ème.  Alors, me direz-vous, pourquoi aller voir Caligula?

Et bien d'abord parce que j'y vais, et que vous ne pouvez pas ne pas avoir envie de me suivre...! Ensuite, parce que y a un môsieur de ma classe qui s'appelle Nicolas Combalbert et qui joue Hélicon dedans. Enfin et surtout, parce que l'histoire de Caligula, c'est l'histoire d'un tyran, l'histoire des tyrans, peut-être même l'histoire du tyran en chacun de nous...
Ce qui, version Camus, donne cela :

« Caligula, prince relativement aimable jusque là, s'aperçoit à la mort de Drusilla, sa sœur et sa maîtresse, que "les hommes meurent et ils ne sont pas heureux". Dès lors, obsédé par la quête de l'absolu, empoisonné de mépris et d'horreur, il tente d'exercer, par le meurtre et la perversion systématique de toutes les valeurs, une liberté dont il découvrira pour finir qu'elle n'est pas la bonne. (...)
Caligula est l'histoire d'un suicide supérieur. C'est l'histoire de la plus humaine et de la plus tragique des erreurs. Infidèle à l'homme, par fidélité à lui-même, Caligula consent à mourir pour avoir compris qu'aucun être ne peut se sauver tout seul et qu'on ne peut être libre contre les autres hommes. » (A.Camus)


Et parce que des images valent parfois mieux qu'un long discours...



10 DECEMBRE au 09 JANVIER
MARDI au SAMEDI 20h30 / DIMANCHE 15h

RESERVATIONS Ticketac, BilletReduc, Ticketnet ou 01.42.02.32.82.

Mise en Scène : Valérie FRUAUT
AVEC François-Xavier BOUCHERAK, Laure PINCEMIN,
Damien RETY, Hervé MASQUELIER, Nicolas COMBALBERT,
Benjamin LOPEZ, Audrey FAURE, Géraldine SEGURET
Guy de La FORTELLE, Raphaël MOREAUX, Philibert ADAMON

Direction Artistique Théâtre du Petit Saint-Martin : Roger JOUAN
Création Lumière : Charles Lambert

CONTACT ARTMANIAC : 06.23.46.46.43

Par petitparisentreamis
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Jeudi 13 novembre 2008
Un super bon plan pour les porteurs de la carte Imagine R : l'expo Jeff Koons à Versailles est gratuite pendant toute la durée de l'exposition. Considérant que l'entrée est à 13,50 euros, on peut dire que c'est vraiment intéressant.



Cette expo qui crée l'agitation de la cour et étonne les visiteurs a été installée dans les appartements royaux et les jardins du château. Beaucoup considèrent que cet artiste contemporain qui expérimente des esthétiques inattendues n'a pas sa place dans le château et que son oeuvre ne s'accorde pas avec le lieu.

Certes, la présence d'un homard géant au milieu des appartements royaux à de quoi surprendre mais vous vous ferez votre propre opinion. Et si le château de Versailles, temple de l'ostentation, était au contraire le lieu le plus approprié pour une oeuvre excentrique...

A noter que la visite du château de Versailles est gratuite toute l'année pour les porteurs de la carte Imagine R.

Exposition Jeff Koons
Château de Versailles
Jusqu'au 4 janvier 2009

http://www.jeffkoonsversailles.com/fr/

M.M.


Par petitparisentreamis
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